Interview de Guillaume Bodin

Interview de Guillaume Bodin

04 avril 2018

Guillaume Bodin : un réalisateur engagé contre les pesticides


Guillaume Bodin est notre réalisateur "chouchou" que nous avons eu à coeur de soutenir, lors de sa campagne de financement participatif en 2016, pour lancer son nouveau film 0 phyto 100% bio.
Guillaume est un réalisateur engagé contre les pesticides et mène un combat sans faille au travers de ses films : " Insecticide mon amour", " La Clef des terroirs", et plus récemment "0 phyto 100% bio" sorti au cinéma le 31 janvier 2018. Nous avons eu la chance de le rencontrer au cinéma d'Agen le 19 juin pour l'avant-première de son nouveau film "0 phyto 100% bio" en tant que sponsor.
Récemment, nous l'avons interviewé pour prendre de ses nouvelles après la tournée-marathon qu'il vient de faire pour présenter son nouveau film un peu partout en France,
et pour vous présenter cet homme exemplaire.


Interview de Guillaume Bodin le 4 Avril 2018 :

 

Bonjour Guillaume,


1- Peux-tu te présenter à nos internautes ?
Vigneron en bio et en biodynamie avant d’être réalisateur, j’ai commencé à tourner des documentaires afin d’expliquer et de militer pour un avenir sans pesticides, car nous savons très bien nous en passer, sans pour autant mettre en péril la sécurité alimentaire de nos pays occidentaux.


2- Comment est né le film 0 phyto 100% bio ?
Ce projet est avant tout une campagne collective des associations Générations Futures, Agir Pour l’Environnement et Bio Consom’acteurs qui avaient lancé cette opération pour accompagner les élus, les chefs de cuisine, les employés municipaux ainsi que les citoyens à mettre du bio dans la cantine. 30 communes ont ainsi été primées en 2015 et nous avons décidé de réaliser quelques vidéos pour internet afin de mettre en avant ces mairies engagées.
 
Puis, l’idée d’un documentaire pour le cinéma a germé afin d’animer de nombreux ciné-débats un peu partout en France.
C’est ce que nous avons réussi à finaliser grâce à un financement participatif auquel Danival a participé !
Et c’est aujourd’hui après 240 projections-débats que j’ai animées, et de nombreuses autres projections auxquelles je n’ai pu assister, que nous espérons avoir fait avancer les choses un peu partout en France, et même en Suisse et en Belgique.
 

3- Peux-tu résumer le film aux personnes qui n’ont pas eu la chance de le voir au cinéma ?
Comment se passer des pesticides à l’heure où nous en parlons quotidiennement dans les médias ?
Les conséquences sur la santé et sur l’environnement ne sont plus à prouver, il est donc urgent de trouver des moyens de consommer autrement.
De nombreux maires, élus, chefs de cuisine, jardiniers se sont engagés pour arrêter l’utilisation de cette chimie dans l’entretien de l’espace public, et en introduisant du bio et local dans les assiettes de la restauration collective.
C’est à travers un tour de France de ces belles initiatives que le documentaire vous emmène découvrir ces communes en transition, en passant par la Bretagne, la région parisienne, le nord de la France, la Bourgogne ainsi que l’Est et le Sud-Est !


4- Comment a été accueilli le projet par les collectivités ? Est-ce que le film a fait éclore des idées écologiques ?
Le film est très bien accueilli par les collectivités et les élus qui souhaitent souvent pouvoir projeter le documentaire aux autres élus qu’ils côtoient, car ils trouvent le ton juste, surtout que nous apportons de nombreuses solutions au travers de tous les témoignages.
 
L’un des exemples les plus marquants de la tournée a été la volonté de Françoise De Mazières, maire de Versailles, de passer de 1-2% de bio en 2016 à 20% de bio à la rentrée 2017 pour les 5600 repas servis aux jeunes Versaillais, suite à l’avant-première du documentaire en mars 2017 !


5- Consommes-tu bio au quotidien ?
J’essaye autant que possible de consommer bio au quotidien malgré la tournée qui m’a fait faire 7 fois le tour de France en une année !
J’ai assez souvent des produits que j’achète en magasins spécialisés, comme Biocoop ou NaturéO, car c’est l’un des meilleurs moyens pour moi de consommer bio. Encore assez peu de restaurants proposent une alimentation biologique dans les assiettes.
Disons que je consomme à 70-80% bio au quotidien ! 


6- Peux-tu nous dire quelle est ton péché mignon ?
J’aime la cuisine faite-maison, assez peu transformée, sans trop de fioritures, une simple poêlée de légumes de saison avec des céréales peut me convenir aussi bien qu’une omelette ou des moules accompagnée de frites maison !
 
Je mange de moins en moins de viande par soucis éthique et environnemental. De fait, de nombreux plats bien français basés sur les protéines animales me font de moins en moins envie.
Disons que je suis Flexitarien.


7- Tu es souvent en déplacement pour tes tournages et les avant-premières, est-ce difficile pour t’alimenter sainement ?
Il est vrai qu’il est compliqué de se nourrir sainement en déplacement !
Mes repas ressemblent assez souvent à des casses-croûtes sur le bord de la route avec des jus de légumes, du pain au petit-épeautre, de l’houmous, du tartare d’algues, des gâteaux secs achetés en vrac pour ne pas produire de déchets, et quelques fruits de saison, et des fois des compotes plus faciles à gérer en déplacement que des fruits frais.
Comme je le disais auparavant, j’ai toujours un peu de mal à aller au restaurant car on y trouve de nombreux produits transformés par l’agro-alimentaire et je ne trouve pas ça très sain pour mon métabolisme, alors j’évite souvent d’y aller !
 

8- Connaissais-tu Danival avant que la société ne sponsorise 0 phyto 100% bio ?
Je connaissais Danival mais pas toute son histoire !
Je ne savais pas que le nom provenait de l’acronyme de Daniel et Valérie, les fondateurs.
Que c’était une petite entreprise du Lot-et-Garonne qui avait commencé à mettre des tomates en conserves avant de se développer pour devenir l’un des acteurs importants de la bio en France !


9- Quel serait ton menu néo-popote préféré si tu avais le choix de sélectionner ton entrée, ton plat et ton dessert, parmi les produits DANIVAL ?
Je commencerais par une soupe miso en entrée.
Je prendrais ensuite un Chili con tofu et riz et je finirais par un Dani'Pom.


 


Merci Guillaume pour le temps que tu nous a consacré pour cet interview !

L'équipe Danival.

 

Commentaires

J'ai projeté le film de Guillaume Bodin au Cinéma Rex de Courpière.
Il est très intéressant et nous ouvre les yeux sur pas mal de choses.

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