La liberté de manger vegan

La liberté de manger vegan

30 octobre 2018

Le jour où je n'ai plus voulu manger de viande...

 
En 2012, j’ai fait le choix de me passer de produits animaux dans mon assiette, mais également dans ma salle de bain, mon dressing, etc.
Ma décision était sans appel : pour des raisons éthiques et écologiques, je ferai désormais autrement.
Le plus difficile fut d’assumer cette prise de position à l’extérieur, tout d’abord auprès de mes proches, puis auprès de mes collègues.
A la question : « Si tu ne peux pas manger de viande, tu manges quoi alors ? Ce n’est pas trop dur à vivre ? »
Pour être entièrement honnête, c’était même carrément facile… chez moi.

Petit à petit, je prenais mes marques dans l’univers du végétal et je jonglais avec les légumineuses, les céréales, les oléagineux.
D’ailleurs, je ne m’étais jamais autant régalée, me creusant la tête pour élaborer des bons petits plats bio qui rallieraient mon mari et mes amis à ma cause.
Rapidement, ma petite sœur s’est laissée séduire par le végétarisme. Grâce à elle, je n’allais plus être la seule à Noël à refuser le foie gras et la dinde ;)
Avoir une complice à table était dorénavant un atout Ô combien précieux.


...Se préparer aux interrogations de ses proches et assumer son choix 


Jusqu’alors, j’étais confrontée aux moues parfois dubitatives des membres de ma famille, tantôt sceptiques (« Tu crois vraiment que ça va changer les choses si tu te passes de viande ? »), tantôt inquiets (« Et ta santé ? Ne risques-tu pas de carences ? »), tantôt blasés (« Que va-t-on bien pouvoir te servir ce soir ? »).

À la première interrogation « Tu crois vraiment que ça va changer les choses si tu te passes de viande ? », je répondais fermement par l’affirmative.
J’étais un colibri, pour reprendre la légende amérindienne rendue célèbre par Pierre Rabhi, fondateur du Mouvement Colibris.
Je faisais ma part. Et je pariais sur l’effet boule de neige. La suite m’a donné raison :)

À la seconde question « Et ta santé ? Ne risques-tu pas de carences ? », je me lançais dans un discours qui se voulait à la fois factuel ( j’étais devenue experte en nutrition à force de me documenter ! )
mais aussi rassurant : au vingt-et-unième siècle, en Occident, on souffrait plutôt d’excès de nourriture que de manque de protéines…

La troisième question « Que va-t-on bien pouvoir te servir ce soir ? » est finalement celle qui m’a donné le plus de fil à retordre depuis six ans. Étrangement...
 

...Prier pour que la cuisine végétale soit plus facilement accessible en France ^^


Combien de personnes font des repas végétariens fréquemment sans même le savoir ?
Pâtes à la sauce tomate, tarte aux légumes, risotto aux champignons, taboulé…
Alors oui, à leurs yeux j’étais un tantinet difficile parce que je demandais aussi d’ôter les œufs et les produits laitiers, mais les ressources sur la cuisine végétale manquent-elles vraiment aujourd’hui ?
Quand on tape « recette vegan » sur Ecosia, le moteur de recherches qui plante des arbres, on obtient 3 850 000 résultats de recherche. Google en affiche 10 fois plus.
Pourtant, je ne compte plus les fois où je me suis retrouvée face à une assiette presque vide, devant me contenter des restes du petit, de quelques morceaux de pain, de crudités ou encore d’un bol de riz nature.
Ce n’est pas la gentillesse de mes hôtes qui est en cause ici, mais le manque de connaissance au sujet de la nutrition végétale.

Poussez la porte du premier restaurant que vous rencontrez : parviendrez-vous à dénicher un repas vegan ?
Quant aux cantines scolaires, la plupart accueillent en grinçant des dents la loi Agriculture et alimentation, votée cette année (en 2018 donc !!!), qui prévoit de proposer un repas végétarien par semaine (quel exploit !).


...ou bien s'organiser pour pouvoir manger vegan librement


   

Plutôt que d’avoir envie de verser quelques larmes dans ma serviette en papier, j’adopte maintenant l’adage « Mieux vaut prévenir que guérir » lorsqu’il s’agit de préparer mes affaires.
C’est-à-dire que je sors couverte, parée à toutes les éventualités.
En somme : je me déplace avec mes réserves, comme un petit écureuil !
À côté de mon sac à main, j’ai mon sac à vivres, composé de noix et de chocolat noir, mais aussi de tartinables de légumes et de repas déjà prêts, façon “Ma popote-minute” de Danival.

Parmi mes chouchous à emporter partout : la salade de blé aux légumes d'été, la paëlla, le risotto thaï, le chili con tofu, la sauce tomate aux cèpes (ou au basilic), les desserts végétaux et les purées de fruits Danival.
Je suis ainsi parée à toutes les éventualités : besoin d’un repas entier ou de compléter des pâtes, du riz, ou bien simplement de clôturer un déjeuner en beauté (avez-vous déjà goûté à la crème aux noisettes Danival ? C’est divin !) : je suis prête !
Certes, au début ça peut faire un peu bizarre de s’entendre dire « J’ai apporté mon dîner ».
Mais si on y met les formes, ça passe très bien, surtout si on a prévu quelques plats en rab pour faire goûter à ses hôtes.
 

Une solution : la néo-popote pour tous


   

Dernièrement, j’ai choisi d’organiser une soirée sur-mesure en sélectionnant plusieurs produits coup de cœur néo-popote : tartinades, salades, légumes cuisinés, graines express, plats cuisinés Danival…
Mes convives ont composé leurs assiettes au gré de leurs envies. Gros succès !

Au final, la néo-popote permet de rassembler sans diviser : on vient manger comme on est, avec ses convictions, ses intolérances et ses « Popote-minute » que l’on fait découvrir (ou non) à ses amis, dans la joie et la bonne humeur.
Elle facilite les déplacements et les repas improvisés, seul ou à plusieurs.

Elle est pas belle la vie ?


Article et photos réalisés par Alice, auteure du blog Au Vert avec Lili
 

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